|
|
|
|
|
|
|
| |
|
| |||
|
| |||
|
| |||
|
| |||
|
Scénario : Jean-Jacques Beineix, Jean Van Hamme, d'après
Diva, roman de Delacorta. Interprètes : Wilhelminia Wiggins Fernandez (Cynthia Hawkins), Frédéric Andrei (Jules), Richard Bohringer (Gorodish), Thuy An Luu (Alba), Jacques Fabbri (Jean Saporta), Roland Bertin (Weinstadt).
|
| ||
|
| |||
|
Jules, facteur et mélomane, se trouve fortuitement détenteur de deux cassettes, l'une qu'il a réalisée est l'enregistrement de la voix d'une cantatrice fabuleuse, l'autre qu'on a glissée à son insu dans sa sacoche contient des documents accablants pour un policieux véreux. Jules est poursuivi par des trafiquants qui veulent la cassette n° 1 pour la commercialiser, et par des tueurs qui veulent récupérer la cassette n° 2... Je suis devenu un voyeur qui ne sait pas communiquer et qui a besoin de médiatiser sa tendresse, ses sentiments. C'est une infirmité, le cinéma, et si je pouvais faire un pacte avec le diable, je ne serais pas cinéaste... Pour cette raison je suis très touché par la violence avec laquelle on a accueilli Diva. Dans les deux sens. C'est une communication terriblement dérisoire, puisqu'elle a lieu à travers un objet, mais sur cet objet, les gens me parlent, et certains me détestent. Avec d'autres, j'ai un langage commun : des images, des histoires, sans souci de la logique, sans respect de la structure policière, en en gardant les constituants. Jean-Jacques Beineix, Le Monde, 9 avril 1981 Si on aime Diva, je suppose que c'est à la folie. Les déesses vomissent les tièdes. Si on ne l'aime pas, on se dit qu'il faut bien que jeunesse se passe mais qu'il est dommage que de si belles qualités techniques soient mises au service d'une entreprise aussi débile. En tout cas, Beineix aime assez les beaux plans bien éclairés pour mériter de faire d'autres films. Souhaitons-lui d'entendre l'appel d'une muse un peu moins électro-maniériste. Michel Pérez, Le Matin, 14 mars 1981 Le succès de Diva est venu de ce que Beineix, le premier, a voulu moraliser l'héritage publicitaire en proposant une nouvelle ligne de partage entre l'invendable (l'âme, la création) et le prévendu (les objets, les clichés). Serge Daney, Libération, 21 novembre 1988 | |||
|
|
|
|